lundi 17 novembre 2014

Anniversaire en bord de mer

Quand je me suis retrouvée pour la première fois face à l’océan, pas dans l'estuaire de la Gironde sur les plages et les quais surpeuplés, mais sur sa côte sauvage où il n'y a presque personne à l'exception des dunes et des vagues déchaînées, où la mer est complètement ouverte et offre un accès direct aux autres continents, j'ai compris à quel point je ne suis qu'un minuscule grain de sable face à la nature. L’océan me semblait fort, imprévisible et me faisait bien peur, mais en même temps il m'attirait énormément. J'avais entendu toutes ces histoires effrayantes sur cette partie de l’océan qui, sous l'action des courants sous-marins et des sables mouvants, emportait chaque année des nageurs et des pêcheurs avec lui pour toujours. Et il me paraissait alors encore plus féroce, mais j'avais pourtant, malgré ça, toujours envie de revenir là, en cet endroit sauvage où il laisse s'exprimer généreusement toute son énergie.



Je ne sais pas exactement pourquoi, mais désormais c'est l'endroit où je rêve d'aller à l'occasion de chaque fête, pour les anniversaires par exemple. Il pourrait murmurer quelque chose tout doucement, le petit vent soufflerait tendrement et le soleil chaufferait discrètement. J'imagine une grande nappe blanche, le gâteau avec les bougies et les invités habillés en conséquences qui seraient totalement occupés par eux-mêmes et leur connexion avec sa Majesté Océan.


Il n'y aurait que la paix, le calme, le bonheur, le tout bercé par cette énergie immuable. Il n'y a jamais, dans mes rêves, ni le vent qui souffle tout et qui gèle la tête, ni le sable qui parvient à se faufiler dans chaque recoin du corps humain, ni le bruit oppressant des vagues dans les oreilles.


Pourtant c'était le cas il y a 15 jours quand on a décidé d'aller sur la côte sauvage pour fêter les sept ans d'Ouliana. Mais à cause de la mauvaise humeur de l’océan ou de son imprévisibilité, nous n'avons malheureusement réussi ni à allumer les bougies sur le gâteau d'anniversaire, ni à accrocher les guirlandes sur les branches, ni à profiter des robes de fées pourvues d'ailes, tandis que partout ailleurs il faisait incroyablement beau et chaud pour un 31 octobre. Donc nous ne le méritions sans doute pas ce jour-là... Peut-être la prochaine fois. Mais pour ceux qui veulent aller voir cet endroit magnifique je partage sa localisation.

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